La vérité par l’expérience, l’accomplissement par l’existence

Ultimement, le véritable processus méditatif, et donc celui du cheminement intérieur, ne peut être décrit par quelque mot que ce soit appartenant au langage humain, puisque ne relevant pas de la réalité auquel ce langage fait justement référence.

Il ne peut être donc être découvert, et emprunté, qu’à travers l’expérience pure et simple de ce processus en tant que tel…

De même, pour manifester quoi que ce soit au niveau intérieur, il ne suffit pas de le dire, de le penser ou même de le ressentir : il faut le devenir, et donc l’être, tout simplement !

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L’Apprenti-Mage : un conte initiatique

Un jeune homme entendit un jour parler d’un certain Mage qui vivait seul au sommet d’une montagne et qui, comme son titre l’indiquait, possédait certains pouvoirs surnaturels. Le jeune homme chercha aussitôt à se mettre en contact avec lui et, au bout d’une longue quête qui l’aura emmené à surmonter bon nombre d’embûches tant extérieures qu’intérieures, il finit par rencontrer le Mage en question, qui était alors simplement occupé à fendre du bois, près de sa petite chaumière.

Le jeune homme s’élança alors vers lui, et lui demanda aussitôt :

« Maître, j’ai franchi je ne sais combien de monts et de vallées pour enfin vous trouver ! J’ai abandonné tout ce que je possédais chez moi pour me lancer dans cette quête ! Enfin je vous vois, et je ne saurais vous dire à quel point je suis soulagé de constater que vous existez vraiment ! »

Le Mage se tourna lentement vers lui, puis se mit à le regarder d’un regard rempli de compassion.

« Que puis-je pour toi, mon enfant ? », lui demanda-t-il.

« S’il vous plaît, lui répondit le jeune homme, enseignez-moi votre art de magie, dans lequel on vous dit incomparable! Apprenez moi à accomplir tous ces prodiges dans lesquels vous êtes passés Maître ! Montrez-moi comment dompter les éléments, comment déplacer les objets par ma seule pensée, comment dépasser même les limites du temps et de l’espace! Apprenez-moi à soumettre la matière à ma volonté! »…

Le Mage observa attentivement le jeune homme tout au long de son monologue, puis commença à esquisser un sourire bienveillant qui, peu après que son interlocuteur eut finit de parler, se transforma en un petit rire amusé. Puis, le vieil homme se mit soudainement à rire aux éclats, sous l’oeil ébahi de celui qui voulait devenir son nouveau disciple. Reprenant ses esprits, le Mage demanda ensuite à celui-ci :

– Alors comme ça, tu veux apprendre la magie!

– Oui, Maître, de tout mon cœur, de tout mon esprit et de toute ma force!

– Hmm… Tu parles de ton cœur, de ton esprit, et de ta force, ce qui est d’ailleurs bien intéressant… Mais justement, as-tu d’abord appris à les maîtriser?

– Euh… Que voulez-vous dire, exactement ?

Le Maître prit une pause, et regarda le jeune homme avec toute la tendresse qu’une mère peut avoir pour son enfant. Puis, reprenant tranquillement, il lui demanda :

– Tu veux dompter la matière…. Mais as-tu seulement commencé par explorer ton propre corps?

– Explorer mon corps ? Mais je connais bien mon corps! Je suis même capable de prouesses physiques plutôt exceptionnelles pour mon âge ! Par exemple…

L’interrompant, le Mage reprit :

– Es-tu seulement capable de respirer?

– Bien sûr que je respire ! Comment autrement pourrais-je rester en vie?

– C’est une chose d’inspirer et d’expirer…. Mais c’en est une autre de le faire de manière à ce que chacun de tes cellules soit pleinement remplies à chacune de tes inspirations…

Et devant le silence de son interlocuteur, il ajouta :

– Et tu ne pourras jamais devenir un Maître si tu n’as pas d’abord maîtrisé ta respiration.

Le jeune homme réfléchit, puis, retrouvant son courage, s’exclama alors :

– Vous avez raison! Alors, apprenez-moi à respirer!

Il put alors clairement percevoir, dans les yeux du Maître, un sentiment de réelle fierté à son égard… Puis ce dernier répondit :

– Avec le plus grand plaisir!

Le Maître montra alors à son nouveau disciple comment respirer avec son ventre et sa cage thoracique, et comment se concentrer son attention sur chacune de ses inspirations et expirations. Puis, il l’entraîner à demeurer ainsi conscient de sa respiration à chaque instant de sa vie.

Un jour, l’élève finit cependant par lui demander : « Maître, vous m’avez appris à honorer le premier devoir de tout homme envers son propre corps, soit celui de respirer. Je ne saurais trop vous en remercier ! Mais ceci dit, quand commencerais-je l’étude de la magie ? »

Le Mage leva alors les sourcils, puis dit : « Par la respiration, tu as pu commencer à découvrir ton corps. Mais crois-tu donc qu’il suffit de commencer un apprentissage pour en recueillir les fruits ? »

Et devant le silence pantois du jeune homme, il ajouta : « Comment veux-tu apprendre à contrôler ton esprit si tu n’as pas d’abord appris à maîtriser ton corps ? »

Le disciple apprit ensuite à concentrer son attention sur chaque sensation de son corps, à observer celle-ci sans s’y attacher, et à la laisser ainsi se manifester puis disparaître sans même chercher à la modifier. Puis, le Maître lui enseigna à en faire de même avec son esprit, après lui avoir expliqué qu’en fait, « Le corps et l’esprit ne font qu’un » et que « Toute distinction entre l’un et l’autre n’est en fait qu’illusion ».

Arriva enfin le jour où, une fois de plus, le disciple demanda au Maître : « Quand vais-je enfin apprendre à faire de la magie ? »

Et une fois de plus, le Mage observa longuement son apprenti, avant de lui dire :

« Tu commences maintenant à mieux connaître ton corps, ainsi que ton esprit. Mais comment veux-tu apprendre à transformer la matière si tu n’as pas d’abord appris à te transformer toi-même ? »

Le Maître apprit alors au disciple à guérir toute douleur ou tout blocage qu’il pouvait ressentir dans son corps et son esprit, en acceptant pleinement cette sensation, et en la laissant être dans ce qu’elle est. Puis, après lui avoir expliqué que ce pouvoir de guérison n’est en fait qu’une des formes du Pouvoir Ultime animant l’Univers, qu’il lui fit connaître sous le nom d’Amour Universel, il lui apprit à connaître celui-ci sous ses autres formes, et à les employer pour faire passer d’un état négatif à un état positif tout phénomène ou personnage intérieur ou extérieur.

Le disciple apprit ainsi à voir le bon en toute chose et en toute personne, et à tout simplement aimer toute personne et toute chose. Il apprit à générer la vie et la croissance en lui et autour de lui, en sachant accorder ce qui doit être accordé, et en sachant donc répondre adéquatement à tout besoin pouvant se manifester en lui ou autour de lui.

Il apprit à apprécier toute chose et chaque sensation, à éprouver de la gratitude pour tout ce qui peut arriver, à se libérer de tout attachement, à renoncer même à son sentiment d’individualité, à se vider de lui-même, à laisser place à ce qui doit être, et à ne vivre que pour servir la Divinité présente en toute chose et en soi-même.

Puis, après que l’apprenti eut ainsi cheminé pendant plusieurs années, un bon jour vint où le Mage lui demanda : « Alors ! Es-tu enfin prêt à débuter l’étude de la Magie ? »

Or, à cela le disciple répondit finalement :

« Maître, je ne sais comment vous remercier ! Vous m’avez appris à embrasser et chérir tout être et toute chose, à réconforter l’autre comme moi-même, à guérir toute blessure et à anéantir tout mal, à changer ainsi l’Ombre en Lumière, à répandre la paix et à semer la joie, à créer le bonheur et à réaliser que la première personne que je réussi ainsi à rendre heureux, c’est en fait moi-même. Comment pourrais-je demander plus ? Pourquoi chercherais-je à atteindre quoi que ce soit d’autre ? Vous m’avez aidé à trouver ce qui représente non seulement le premier moteur de l’Univers, mais aussi la finalité ultime de l’existence, et vous m’avez même appris son nom, celui de l’Amour. En toute franchise, je ne vois pas comment je pourrais être davantage comblé. »

Le Maître répondit d’abord avec un large sourire dans laquelle pouvaient se lire non seulement la satisfaction du travail accompli, mais surtout un sentiment de totale plénitude. Puis, il déclara :

« Mon fils, tu as maintenant complété ton initiation. Tu n’es maintenant plus un disciple ou un apprenti, ni même un simple magicien, car aujourd’hui, tu sais ce que c’est que d’être un véritable Mage. À toi désormais de suivre ton propre chemin, et de faire usage autant que tu le peux du seul Véritable Pouvoir, celui de l’Amour. Te voilà donc réellement Libre ! Alors va ! Et puisses-tu à chaque instant essaimer l’Amour partout autour de toi, et d’abord en toi-même ! »

Et comme s’apprêtait à partir le nouvel Initié, le coeur rempli de joie et de légèreté, il entendit soudain son Maître l’interpeller une dernière fois, en lui disant :

– Oh, et à propos, en ce qui concerne ta demande initiale…

– Soyez en paix, Maître ! Comme je vous l’ai dit, j’ai renoncé à vouloir contrôler la matière ou l’esprit des autres ! Je n’ai que faire dorénavant de tels pouvoirs, maintenant que j’ai découvert le seul qui compte réellement !

– Et tu prouves ainsi ta Sagesse… Mais sache que, comme le disait si bien le plus grand de tous les Mages, aussi connu sous le nom de Christ, à celui qui cherche d’abord le Royaume et la Justice de Dieu, tout le reste sera donné par surcroît.. Et comme tu as maintenant trouvé en l’Amour le Royaume de Dieu, la Justice de Dieu, le Pouvoir ultime, les autres pouvoirs te seront également rendus accessibles. Tu seras donc emmené à les développer en temps voulu, et ils te seront enseignés par nulle autre que ta propre Âme, ta Présence Divine, par laquelle tu n’es en fait rien de moins que le Créateur lui-même. C’est pourquoi, en bout de ligne, tu pourrais difficilement trouver un meilleur Maître que Toi-Même !

Et alors que l’Initié se préparait pour son départ, tout en paraissant encore occupé à saisir toutes les implications d’une telle révélation, le Maître lui dit adieu en ces termes :

« Va, Étincelle Divine ! Et puissent tes créations lumineuses ne jamais connaître de fin ! »

Charles-Olivier B. Tremblay

One Law, One reality

There is only One Law, so the only alternative to upholding it is to deny it.

But just as there is but One Law, there is only One Reality, therefore by deying it, you are actually denyig your own reality, or in other words, you are merely denying yourself.

Le deux étapes de la guérison

Pour effectuer une guérison intérieure avec succès, du moins selon ma propre expérience en la matière, il faut apparemment suivre les deux étapes suivantes :

  1. Se laisser ressentir sa blessure, sa peur, sa souffrance intérieure

  2. Guérir cette blessure en lui communiquant le traitement approprié, c’est-à-dire en l’exposant à la Force d’Amour sous la forme qui lui convient.

 Car on ne peut guérir que ce qui a d’abord été ressenti, de sorte que pour guérir une blessure quelconque, encore faut-il d’abord la ressentir !…

La Force d’Amour

Il n’y a au bout du compte qu’une seule façon de réellement régler ses problèmes intérieurs, ou en d’autres termes à ses Ténèbres intérieurs : exposer celles-ci à la Lumière, ce qui revient à simplement leur donner de l’amour, ou en d’autres termes les mettre en contact avec ce que l’on pourrait en fait désigner comme la « Force d’Amour »…

La Force d’Amour peut évidemment prendre plusieurs formes, et donc plusieurs noms, puisqu’elle représente en fait le principe même de l’existence, qui se manifeste à travers Tout ce qui Est.

Plus précisément, la  Force d’Amour se reconnaît à deux caractéristiques fondamentales :

  • elle met en lumière

  • elle rend confortable.

Vous pouvez par ailleurs retrouver, dans la colonne de gauche du tableau suivant, une liste de « modes » constituant des manifestations typiques de la  Force d’Amour, et permettant donc de la recontacter. Notons par ailleurs que les expressions qui y sont présentées, si elles peuvent tout aussi bien référer à de simples visualisations qu’à des actions concrètes, représentent toutes des moyens par lesquels des situation problématiques peuvent se voir résolues, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, en permettant donc l’intervention d’une forme ou de l’autre de la  Force d’Amour…


Liste des modes de la Force d’Amour

Notons de plus qu’il est un processus physique se trouvant à concrétiser la  Force d’Amour d’une manière on ne peut plus fondamentale : il s’agit tout simplement de respirer !… Et pour multiplier les bénéfices d’une telle stratégie, on peut même approfondir et d’étirer la respiration jusqu’à en faire un bâillement !… En fait, il peut s’avérer particulièrement bénéfique de moduler sa respiration de la manière qui soit la plus à même de répondre à son besoin, et notamment de l’une des manières suivantes : en prenant de grandes respirations, en respirant de façon plus profonde, en respirant d’une façon plus rapide et saccadée, en faisant circuler l’air seulement par l’une ou l’autre des narines, en retenant l’air plus longtemps avant de l’expirer, en expulsant l’air tout d’un coup, etc…

D’autres stratégies permettant une intervention plus concrète de la Force d’Amour peuvent par ailleurs consister en l’émission d’un son ou même d’un cri, ou encore d’un mantra ou d’une chanson, ou encore en la visualisation d’une image quelconque, tandis que l’application d’une technique méditative ou une autre, et ce à n’importe quel moment, représente sans doute l’un des plus puissants recours dont on puisse disposer, pour ce qui est de manifester la Force d’Amour, et ainsi de faire face à tout problème intérieur ou extérieur. Notons que ces stratégies se verront par ailleurs décrites plus en détail quelques lignes plus bas.

Maintenant, pour ce qui est de savoir gérer ses diverses phénomènes intérieurs, notamment dans la mesure où ceux-ci s’avèrent plus ou moins négatifs, cela devient en fait beaucoup plus simple à expliquer du moment où l’on a justement saisi la notion de  Force d’Amour : en effet, il suffit simplement d’exposer ces phénomènes à la  Force d’Amour pour les voir se stabiliser, et constater la disparition de toute sensation négative pouvant être associée à ces derniers.

Au fond, la dernière phrase ne constitue en elle-même qu’une reformulation du principe s’avérant peut-être le plus fondamental qui soit, et qui fut d’ailleurs exprimé on ne peut plus clairement par le titre de cette chanson des Beatles : « All you need is Love »…

Ainsi, pour régler tout problème intérieur comme extérieur, il suffit essentiellement d’exposer celui-ci à la  Force d’Amour, sous l’une ou l’autre de ses formes, quoi que l’idéal soit évidemment d’exposer le problème en question à la manifestation de la  Force d’Amour qui soit la plus propre à régler ce dernier.

En bout de ligne, il n’y a à la base que deux manières de répondre à un quelconque problème, ou en fait à quoi que ce soit : en recourant à une forme ou une autre de l’Amour, ou en recourant à une forme ou une autre de la Peur.

L’art de bien savoir gérer ses émotions et problèmes intérieurs, en d’autres termes, revient surtout à savoir faire face à ces derniers dans l’Amour, plutôt que dans la Peur.

Plus précisément, cela revient donc, en tout premier lieu, à savoir se garder de recourir à l’une ou l’autre des manifestations ou visages du principe de la Peur, qui d’ailleurs représentent tout autant de stratégies qui lui sont propres, et tout autant de signes que l’on se trouve à être plongé dans une dynamique de Peur, ou en d’autres termes dans un piège spirituel.Or, comme vous l’avez sans doute déjà remarqué, le tableau présenté plus haut et que revoici se trouve à inclure par ailleurs une liste de telles formes du Principe de Peur, et qui figurent donc dans la colonne de droite de ce dernier. Évidemment, le fait be connaître et de savoir donc reconnaître de tels « modes » de la Peur ne peut que rendre plus aiguisée sa capacité à éviter les pièges que constituent ces derniers, et surtout à savoir leur répondre adéquatement, soit en recourant à un ou plusieurs « modes » de la Force d’Amour, comme cela se verra d’ailleurs expliqué plus en détail dans les lignes qui suivent.

Liste des modes du Principe de Peur

Il est par ailleurs à noter qu’une des caractéristiques premières de la Peur, ou en d’autres termes de l’Ombre, est de ne pas correspondre à réalité, et ainsi d’opérer d’une manière qui ne semble aucunement justifiée par la réalité objective. On peut donc déceler la présence de l’Ombre du moment où l’on se trouve à éprouver une sensation négative, et notamment l’une ou plusieurs de celles présentées plus haut, sans que cela semble pourtant avoir de rapport à la réalité, ou à réagir à une situation avec une intensité qui apparaît comme étant « hors de proportion » avec cette dernière.

Mais quelle que soit la forme particulière que peut prendre la Peur, la solution pour y faire face est toujours essentiellement la même, soit de l’exposer à son antidote naturel, l’Amour.

Du moment où est éprouvée une sensation de blessure ou de blocage, ou toute autre sensation précédemment mentionnée, il suffit donc pour s’en libérer d’adopter une ou plusieurs des approches caractéristiques de la  Force d’Amour, appliquer celles-ci à la sensation en question jusqu’à sa guérison et donc sa disparition, et en faire de même pour toute autre sensation plus profonde pouvant se révéler aussitôt qu’un premier blocage ait été libéré, et continuer ainsi à retirer une couche émotionnelle après l’autre, un peu comme on pourrait éplucher un oignon, jusqu’à ce que l’on ait ainsi parvenu à guérir la blessure à l’origine de toute cette spirale négative, et que l’on se sente donc complètement libéré, du moins par rapport à cette sensation en particulier.

Ajoutons que, pour mener à bien une telle démarche, il peut en fait s’avérer idéal, sinon essentiel, de savoir déterminer laquelle, parmi les formes ou « modes » de la  Force d’Amour qui ont pu se voir mentionnés plus haut, se trouve à être la plus appropriée pour ce qui est de mettre en lumière une manifestation en particulier du principe de Peur, de la même manière que le corps sait adapter sa production d’anticorps à la menace précise à laquelle il doit faire face, et donc aux antigènes qui constituent celle-ci. Or, si certaines notions de base peuvent certes aider à évaluer le mode de la  Force d’Amour qui serait le plus à même de libérer un blocage donné, il n’y a sans doute qu’une façon qui puisse en bout de ligne garantir le succès à ce niveau comme en toute situation, soit d’écouter son intuition, ou en d’autres termes le sens inné qui nous indique naturellement quelle est la bonne décision à prendre et la bonne chose à faire, et qu’il s’agit simplement d’apprendre ou de réapprendre à écouter.

D’ailleurs, il est également possible par intuition de découvrir, et ce de façon qui par nature est toujours instantanée, une infinité de différents modes qui ne figurent pas nécessairement dans la liste présentée plus haut, mais qui se trouveront cependant à correspondre exactement au besoin que l’on peut éprouver, de sorte qu’il suffira de mettre en application le mode communiqué par intuition pour voir son problème se résoudre très rapidement. De tels « modes spécifiques » peuvent s’avérer en fait pratiquement n’importe quoi, et peuvent notamment se répartir entre les catégorie suivantes :

  • mantra, prière, proverbe, parole sainte ou message porteur de sagesse

  • image mentale d’une personne sainte ou significative

  • tout focus visuel sur un objet intérieur ou extérieur, que ce focus soit prolongé ou momentané

  • toute forme de visualisation qui puisse s’avérer bénéfique, ne serait-ce que pour soi-même

  • tout souvenir d’une expérience positive que l’on ait pu vivre auparavant

  • toute parole, visualisation ou sensation bénéfique avec laquelle on a pu entrer en contact de par le passé, ou dont on peut en venir à prendre conscience, même sans y avoir été exposé auparavant, ou même si on y avait jamais particulièrement prêté attention…

  • tout contact physique avec un quelconque objet matériel (tel que le suggère l’expression « toucher du bois »..), ou même avec une partie de son corps

  • pratiquer toute activité physique bénéfique, et notamment des étirements, du yoga, de l’antigymnastique, etc.

  • rire et s’amuser

  • s’adonner dans toute activité qui puisse procurer à soi-même du calme et de la détente, de la joie et de la satisfaction, tout en ayant un effet similaire sur les autres

  • toute technique méditative plus spécifique pouvant s’avérer bénéfique, ne serait-ce que pour soi-même, ou pour faire face à une situation en particulier

De plus, l’un des grands avantages d’un tel apprentissage est que l’intuition, comme on aura tôt fait de s’en rendre compte, permet non seulement de savoir ce qui doit être fait, mais encore de savoir comme cela doit être fait, de sorte que l’on peut non seulement écouter son intuition, mais encore sentir l’impulsion, le mouvement précis que celle-ci peut nous suggérer, et qu’il suffit en fait de suivre pour être assuré d’agir tel qu’il se doit, et pour ainsi voir au bout du compte les problèmes se régler pratiquement d’eux-mêmes.

Ainsi, la procédure permettant plus techniquement de purifier son intérieur consisterait en bout de ligne à d’abord se mettre dans un état de réceptivité aussi entière que possible afin de laisser l’intuition faire son travail, en révélant instantanément le mode dont l’utilisation serait la plus appropriée ; puis, il s’agirait donc, pour mettre de tels modes en application, et ce de façon optimale, de se laisser encore une fois guider par son intuition, de manière à ce que ce mode soit mis en pratique de la manière qui convienne le mieux à son besoin spécifique. Et bien sûr, il n’y a finalement qu’à reproduire ces deux étapes à chaque fois que se présente un nouveau phénomène intérieur ou une nouvelle facette d’un phénomène donné, et procéder de la sorte jusqu’à ce qu’on puisse se sentir totalement libéré… du moins en ce qui concerne ce phénomène en particulier !..

Pour conclure, on pourrait tout simplement remarquer que, de façon générale, l’art de vivre semble consister essentiellement à savoir éviter de réagir à quoi que ce soit d’une manière qui relève de la Peur, et apprendre plutôt à intégrer dans sa vie la  Force d’Amour sous toutes ces formes.

Car seul l’Amour peut guérir la Peur, tout comme seule la Lumière peut venir à bout des Ténèbres.

Au final, il n’y a donc qu’une façon de faire face aux Ténèbres, soit de les mettre en lumière, et de les faire ainsi passer au monde de la Lumière, ce qui, en fait, revient pratiquement à transformer les Ténèbres en Lumière.

Alors que la Lumière soit !

Et pour être un peu plus précis…

Puisse la Lumière de l’Amour illuminer nos vies !…

Bonheur et plaisir : le juste milieu

Les moines et hermites se coupent des plaisirs de ce monde, sous prétexte que ce n’est pas cela qui apporte le bonheur… Cependant, une telle façon de voir les choses ne semble pourtant pas empêcher les moines ou hermites de répondre à leurs besoins de base, ce qui peut d’ailleurs nous emmener à conclure au moins une chose, soit que même si cela n’avait rien avoir avec le bonheur, il serait quand même justifié, et ce même pour un moine, de répondre à certains besoins, ne serait-ce que de manière à pouvoir continuer à vivre. Car autrement, s’il n’y avait donc que le bonheur qui comptait et que l’atteinte de celui-ci ne pouvait d’aucune façon se voir facilitée par la satisfaction des besoins de base, tout moine ne se verrait-il pas dans l’obligation de carrément cesser de répondre à ses besoins de base de quelque façon que ce soit, ce qui bien sûr le mènerait donc tout droit vers la mort ?

Or, qui peut réellement distinguer ce qui est un besoin de base de ce qui est purement et simplement accessoire ? Et surtout, comment pourrait-on vraiment être en mesure d’établir une telle distinction avec un tant soit peu d’exactitude, si ce n’est en faisant appel à son propre jugement et à sa propre conscience, ou en d’autres termes à sa propre Conscience Divine ? Et cela ne se trouve-t-il pas à prouver qu’il revient donc à chacun, en bout de ligne, de déterminer pour soi-même ce qui, en son sens, s’avère essentiel ou accessoire ?

Ainsi, ne paraît-il pas clair que, ne fut-ce que selon une perspective purement logique, il faille donc conclure que le fait de répondre à ses divers besoins, physiques ou autres, ne s’avère aucunement contradictoire à celui d’entreprendre une démarche spirituelle ? Autrement dit, ne faut-il pas avouer qu’il n’y ait manifestement rien qui permette de considérer comme mutuellement exclusifs les plaisirs simples de la vie et l’état de plénitude sensé se voir entraîné par l’adoption d’une perspective spirituelle ? Alors se pourrait-il que plaisir et bonheur s’avèrent plus inter-reliés qu’autre chose, et donc susceptibles de tous deux se compléter en contribuant chacun à leur façon à générer en nous-mêmes un état de satisfaction globale, notamment dans la mesure où l’on saurait se montrer capable d’atteindre quelque chose comme un équilibre entre les deux, plutôt que de simplement nier l’un en croyant que cela pourrait se faire au profit de l’autre ?

Et au bout du compte, cela ne se trouve-t-il pas à nous ramener à l’essence même de ce que le Bouddha souhaitait vraisemblablement nous partager quand il parlait de la « Voie du Milieu » ?…

Dieu comme un Enfant

Jésus nous a appris à voir Dieu comme un Père. Pourquoi ne pas maintenant apprendre à tout simplement Le voir comme un Enfant ?

Ainsi, pourquoi ne pas apprendre à accorder à sa Présence Divine intérieure le même soin et la même attention que pourrait en demander un jeune enfant ?

Et d’ailleurs, pourquoi ne pas accorder à nos enfants à même attention et le même soin que peut mériter la Divinité elle-même ?

Car après tout, Jésus ne disait-il pas lui-même que le Royaume des Cieux appartient en fait « à ceux qui sont comme eux » ?

Pourquoi alors ne pas commencer à les traiter comme les enseignants, ou en d’autres termes les Maîtres qu’ils devraient donc représenter pour nous ?


Un esprit sain dans un monde sain

S’il est vrai que le changement politique ne peut provenir que de l’intérieur de chacun, alors comment pourrait-il ne pas s’avérer tout aussi vrai que le fait de s’employer à mettre un peu plus d’ordre en ce monde ne peut que contribuer à mettre un peu plus d’ordre en soi-même ?

Pas de religions sans guerres

Si quelqu’un dit « ceci est ma religion », cela implique-t-il que les autres religions sont fausses, ou que leur message serait moins valide ou important que celui prêché par la religion en question ? Et si tel n’est pas le cas, alors où est donc le sens de se réclamer d’une religion plutôt qu’une autre, et de ne justement se réclamer que d’une d’entre elles ?

Et s’il est tragiquement un point sur lequel toutes les religions semblent s’entendre, n’est-ce pas justement sur celui voulant que chaque religion perçoive la vérité comme n’étant correctement perçue et diffusée que par elle-même ?

Et si à la base de toute religion semble donc résider la prémisse selon laquelle la vérité ne peut constituer l’apanage que d’une seule religion, et que l’expression d’une telle croyance par chacune des religions ne peut que rendre les propositions résultantes contradictoires l’une par rapport à l’autre, alors comment les différentes religions peuvent-elles faire autrement que de s’avérer mutuellement exclusives ?

En d’autres termes, en quoi les religions, et ce de par leur nature même, peuvent-elles donc mener ultimement à quoi que ce soit d’autre qu’à la division, et donc à la guerre ?

Le pouvoir ultime

Voici en essence la révélation dont j’ai pu bénéficier à travers la pratique de la méditation, et plus spécifiquement à travers la pratique de la technique de méditation dite «Vipassana ».

C’est qu’en veillant à tout simplement regarder, accepter et laisser-être nos sensations intérieures, qu’elles soient d’ordre physique ou émotionnel, on peut ultimement parvenir aux réussites suivantes :

dans un premier temps, on peut donc apaiser ces sensations et réduire ainsi leur intensité,

dans un second temps, on peut comprendre à quelles autres sensations et émotions celles-ci peuvent être reliées, jusqu’à finalement déceler ce qu’on pourrait appeler « l’émotion-source », le blocage originel d’où peuvent découler les sentiments désagréables que l’on a pu rencontrer au départ,

dans un troisième temps, on peut guérir cette blessure fondamentale et libérer le blocage spécifique qu’elle représente, de manière à carrément « arracher la racine même » du mal dont il est donc question,

dans un quatrième temps, on peut pratiquement effacer toute trace de ce dernier, et ce tant dans son corps que dans son esprit,

et dans un cinquième temps, on peut en faire de même pour tout autre sensation désagréable dont on peut être affecté, et donc arriver à déraciner le blocage se trouvant à l’origine de chacune d’entre elles, de sorte qu’on ne puisse vraisemblablement qu’en venir en bout de ligne à se voir totalement libéré de toute énergie négative, ou en d’autres termes de toute souffrance.

Pourrait-on pourtant concevoir une plus parfaite expression ou une plus parfaite utilisation de ce que l’on peut donc désigner comme le « pouvoir intérieur » ?…