Bonheur et plaisir : le juste milieu

Les moines et hermites se coupent des plaisirs de ce monde, sous prétexte que ce n’est pas cela qui apporte le bonheur… Cependant, une telle façon de voir les choses ne semble pourtant pas empêcher les moines ou hermites de répondre à leurs besoins de base, ce qui peut d’ailleurs nous emmener à conclure au moins une chose, soit que même si cela n’avait rien avoir avec le bonheur, il serait quand même justifié, et ce même pour un moine, de répondre à certains besoins, ne serait-ce que de manière à pouvoir continuer à vivre. Car autrement, s’il n’y avait donc que le bonheur qui comptait et que l’atteinte de celui-ci ne pouvait d’aucune façon se voir facilitée par la satisfaction des besoins de base, tout moine ne se verrait-il pas dans l’obligation de carrément cesser de répondre à ses besoins de base de quelque façon que ce soit, ce qui bien sûr le mènerait donc tout droit vers la mort ?

Or, qui peut réellement distinguer ce qui est un besoin de base de ce qui est purement et simplement accessoire ? Et surtout, comment pourrait-on vraiment être en mesure d’établir une telle distinction avec un tant soit peu d’exactitude, si ce n’est en faisant appel à son propre jugement et à sa propre conscience, ou en d’autres termes à sa propre Conscience Divine ? Et cela ne se trouve-t-il pas à prouver qu’il revient donc à chacun, en bout de ligne, de déterminer pour soi-même ce qui, en son sens, s’avère essentiel ou accessoire ?

Ainsi, ne paraît-il pas clair que, ne fut-ce que selon une perspective purement logique, il faille donc conclure que le fait de répondre à ses divers besoins, physiques ou autres, ne s’avère aucunement contradictoire à celui d’entreprendre une démarche spirituelle ? Autrement dit, ne faut-il pas avouer qu’il n’y ait manifestement rien qui permette de considérer comme mutuellement exclusifs les plaisirs simples de la vie et l’état de plénitude sensé se voir entraîné par l’adoption d’une perspective spirituelle ? Alors se pourrait-il que plaisir et bonheur s’avèrent plus inter-reliés qu’autre chose, et donc susceptibles de tous deux se compléter en contribuant chacun à leur façon à générer en nous-mêmes un état de satisfaction globale, notamment dans la mesure où l’on saurait se montrer capable d’atteindre quelque chose comme un équilibre entre les deux, plutôt que de simplement nier l’un en croyant que cela pourrait se faire au profit de l’autre ?

Et au bout du compte, cela ne se trouve-t-il pas à nous ramener à l’essence même de ce que le Bouddha souhaitait vraisemblablement nous partager quand il parlait de la « Voie du Milieu » ?…

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Publié le mai 21, 2012, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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