Archives Mensuelles: mai 2012

La Force d’Amour

Il n’y a au bout du compte qu’une seule façon de réellement régler ses problèmes intérieurs, ou en d’autres termes à ses Ténèbres intérieurs : exposer celles-ci à la Lumière, ce qui revient à simplement leur donner de l’amour, ou en d’autres termes les mettre en contact avec ce que l’on pourrait en fait désigner comme la « Force d’Amour »…

La Force d’Amour peut évidemment prendre plusieurs formes, et donc plusieurs noms, puisqu’elle représente en fait le principe même de l’existence, qui se manifeste à travers Tout ce qui Est.

Plus précisément, la  Force d’Amour se reconnaît à deux caractéristiques fondamentales :

  • elle met en lumière

  • elle rend confortable.

Vous pouvez par ailleurs retrouver, dans la colonne de gauche du tableau suivant, une liste de « modes » constituant des manifestations typiques de la  Force d’Amour, et permettant donc de la recontacter. Notons par ailleurs que les expressions qui y sont présentées, si elles peuvent tout aussi bien référer à de simples visualisations qu’à des actions concrètes, représentent toutes des moyens par lesquels des situation problématiques peuvent se voir résolues, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, en permettant donc l’intervention d’une forme ou de l’autre de la  Force d’Amour…


Liste des modes de la Force d’Amour

Notons de plus qu’il est un processus physique se trouvant à concrétiser la  Force d’Amour d’une manière on ne peut plus fondamentale : il s’agit tout simplement de respirer !… Et pour multiplier les bénéfices d’une telle stratégie, on peut même approfondir et d’étirer la respiration jusqu’à en faire un bâillement !… En fait, il peut s’avérer particulièrement bénéfique de moduler sa respiration de la manière qui soit la plus à même de répondre à son besoin, et notamment de l’une des manières suivantes : en prenant de grandes respirations, en respirant de façon plus profonde, en respirant d’une façon plus rapide et saccadée, en faisant circuler l’air seulement par l’une ou l’autre des narines, en retenant l’air plus longtemps avant de l’expirer, en expulsant l’air tout d’un coup, etc…

D’autres stratégies permettant une intervention plus concrète de la Force d’Amour peuvent par ailleurs consister en l’émission d’un son ou même d’un cri, ou encore d’un mantra ou d’une chanson, ou encore en la visualisation d’une image quelconque, tandis que l’application d’une technique méditative ou une autre, et ce à n’importe quel moment, représente sans doute l’un des plus puissants recours dont on puisse disposer, pour ce qui est de manifester la Force d’Amour, et ainsi de faire face à tout problème intérieur ou extérieur. Notons que ces stratégies se verront par ailleurs décrites plus en détail quelques lignes plus bas.

Maintenant, pour ce qui est de savoir gérer ses diverses phénomènes intérieurs, notamment dans la mesure où ceux-ci s’avèrent plus ou moins négatifs, cela devient en fait beaucoup plus simple à expliquer du moment où l’on a justement saisi la notion de  Force d’Amour : en effet, il suffit simplement d’exposer ces phénomènes à la  Force d’Amour pour les voir se stabiliser, et constater la disparition de toute sensation négative pouvant être associée à ces derniers.

Au fond, la dernière phrase ne constitue en elle-même qu’une reformulation du principe s’avérant peut-être le plus fondamental qui soit, et qui fut d’ailleurs exprimé on ne peut plus clairement par le titre de cette chanson des Beatles : « All you need is Love »…

Ainsi, pour régler tout problème intérieur comme extérieur, il suffit essentiellement d’exposer celui-ci à la  Force d’Amour, sous l’une ou l’autre de ses formes, quoi que l’idéal soit évidemment d’exposer le problème en question à la manifestation de la  Force d’Amour qui soit la plus propre à régler ce dernier.

En bout de ligne, il n’y a à la base que deux manières de répondre à un quelconque problème, ou en fait à quoi que ce soit : en recourant à une forme ou une autre de l’Amour, ou en recourant à une forme ou une autre de la Peur.

L’art de bien savoir gérer ses émotions et problèmes intérieurs, en d’autres termes, revient surtout à savoir faire face à ces derniers dans l’Amour, plutôt que dans la Peur.

Plus précisément, cela revient donc, en tout premier lieu, à savoir se garder de recourir à l’une ou l’autre des manifestations ou visages du principe de la Peur, qui d’ailleurs représentent tout autant de stratégies qui lui sont propres, et tout autant de signes que l’on se trouve à être plongé dans une dynamique de Peur, ou en d’autres termes dans un piège spirituel.Or, comme vous l’avez sans doute déjà remarqué, le tableau présenté plus haut et que revoici se trouve à inclure par ailleurs une liste de telles formes du Principe de Peur, et qui figurent donc dans la colonne de droite de ce dernier. Évidemment, le fait be connaître et de savoir donc reconnaître de tels « modes » de la Peur ne peut que rendre plus aiguisée sa capacité à éviter les pièges que constituent ces derniers, et surtout à savoir leur répondre adéquatement, soit en recourant à un ou plusieurs « modes » de la Force d’Amour, comme cela se verra d’ailleurs expliqué plus en détail dans les lignes qui suivent.

Liste des modes du Principe de Peur

Il est par ailleurs à noter qu’une des caractéristiques premières de la Peur, ou en d’autres termes de l’Ombre, est de ne pas correspondre à réalité, et ainsi d’opérer d’une manière qui ne semble aucunement justifiée par la réalité objective. On peut donc déceler la présence de l’Ombre du moment où l’on se trouve à éprouver une sensation négative, et notamment l’une ou plusieurs de celles présentées plus haut, sans que cela semble pourtant avoir de rapport à la réalité, ou à réagir à une situation avec une intensité qui apparaît comme étant « hors de proportion » avec cette dernière.

Mais quelle que soit la forme particulière que peut prendre la Peur, la solution pour y faire face est toujours essentiellement la même, soit de l’exposer à son antidote naturel, l’Amour.

Du moment où est éprouvée une sensation de blessure ou de blocage, ou toute autre sensation précédemment mentionnée, il suffit donc pour s’en libérer d’adopter une ou plusieurs des approches caractéristiques de la  Force d’Amour, appliquer celles-ci à la sensation en question jusqu’à sa guérison et donc sa disparition, et en faire de même pour toute autre sensation plus profonde pouvant se révéler aussitôt qu’un premier blocage ait été libéré, et continuer ainsi à retirer une couche émotionnelle après l’autre, un peu comme on pourrait éplucher un oignon, jusqu’à ce que l’on ait ainsi parvenu à guérir la blessure à l’origine de toute cette spirale négative, et que l’on se sente donc complètement libéré, du moins par rapport à cette sensation en particulier.

Ajoutons que, pour mener à bien une telle démarche, il peut en fait s’avérer idéal, sinon essentiel, de savoir déterminer laquelle, parmi les formes ou « modes » de la  Force d’Amour qui ont pu se voir mentionnés plus haut, se trouve à être la plus appropriée pour ce qui est de mettre en lumière une manifestation en particulier du principe de Peur, de la même manière que le corps sait adapter sa production d’anticorps à la menace précise à laquelle il doit faire face, et donc aux antigènes qui constituent celle-ci. Or, si certaines notions de base peuvent certes aider à évaluer le mode de la  Force d’Amour qui serait le plus à même de libérer un blocage donné, il n’y a sans doute qu’une façon qui puisse en bout de ligne garantir le succès à ce niveau comme en toute situation, soit d’écouter son intuition, ou en d’autres termes le sens inné qui nous indique naturellement quelle est la bonne décision à prendre et la bonne chose à faire, et qu’il s’agit simplement d’apprendre ou de réapprendre à écouter.

D’ailleurs, il est également possible par intuition de découvrir, et ce de façon qui par nature est toujours instantanée, une infinité de différents modes qui ne figurent pas nécessairement dans la liste présentée plus haut, mais qui se trouveront cependant à correspondre exactement au besoin que l’on peut éprouver, de sorte qu’il suffira de mettre en application le mode communiqué par intuition pour voir son problème se résoudre très rapidement. De tels « modes spécifiques » peuvent s’avérer en fait pratiquement n’importe quoi, et peuvent notamment se répartir entre les catégorie suivantes :

  • mantra, prière, proverbe, parole sainte ou message porteur de sagesse

  • image mentale d’une personne sainte ou significative

  • tout focus visuel sur un objet intérieur ou extérieur, que ce focus soit prolongé ou momentané

  • toute forme de visualisation qui puisse s’avérer bénéfique, ne serait-ce que pour soi-même

  • tout souvenir d’une expérience positive que l’on ait pu vivre auparavant

  • toute parole, visualisation ou sensation bénéfique avec laquelle on a pu entrer en contact de par le passé, ou dont on peut en venir à prendre conscience, même sans y avoir été exposé auparavant, ou même si on y avait jamais particulièrement prêté attention…

  • tout contact physique avec un quelconque objet matériel (tel que le suggère l’expression « toucher du bois »..), ou même avec une partie de son corps

  • pratiquer toute activité physique bénéfique, et notamment des étirements, du yoga, de l’antigymnastique, etc.

  • rire et s’amuser

  • s’adonner dans toute activité qui puisse procurer à soi-même du calme et de la détente, de la joie et de la satisfaction, tout en ayant un effet similaire sur les autres

  • toute technique méditative plus spécifique pouvant s’avérer bénéfique, ne serait-ce que pour soi-même, ou pour faire face à une situation en particulier

De plus, l’un des grands avantages d’un tel apprentissage est que l’intuition, comme on aura tôt fait de s’en rendre compte, permet non seulement de savoir ce qui doit être fait, mais encore de savoir comme cela doit être fait, de sorte que l’on peut non seulement écouter son intuition, mais encore sentir l’impulsion, le mouvement précis que celle-ci peut nous suggérer, et qu’il suffit en fait de suivre pour être assuré d’agir tel qu’il se doit, et pour ainsi voir au bout du compte les problèmes se régler pratiquement d’eux-mêmes.

Ainsi, la procédure permettant plus techniquement de purifier son intérieur consisterait en bout de ligne à d’abord se mettre dans un état de réceptivité aussi entière que possible afin de laisser l’intuition faire son travail, en révélant instantanément le mode dont l’utilisation serait la plus appropriée ; puis, il s’agirait donc, pour mettre de tels modes en application, et ce de façon optimale, de se laisser encore une fois guider par son intuition, de manière à ce que ce mode soit mis en pratique de la manière qui convienne le mieux à son besoin spécifique. Et bien sûr, il n’y a finalement qu’à reproduire ces deux étapes à chaque fois que se présente un nouveau phénomène intérieur ou une nouvelle facette d’un phénomène donné, et procéder de la sorte jusqu’à ce qu’on puisse se sentir totalement libéré… du moins en ce qui concerne ce phénomène en particulier !..

Pour conclure, on pourrait tout simplement remarquer que, de façon générale, l’art de vivre semble consister essentiellement à savoir éviter de réagir à quoi que ce soit d’une manière qui relève de la Peur, et apprendre plutôt à intégrer dans sa vie la  Force d’Amour sous toutes ces formes.

Car seul l’Amour peut guérir la Peur, tout comme seule la Lumière peut venir à bout des Ténèbres.

Au final, il n’y a donc qu’une façon de faire face aux Ténèbres, soit de les mettre en lumière, et de les faire ainsi passer au monde de la Lumière, ce qui, en fait, revient pratiquement à transformer les Ténèbres en Lumière.

Alors que la Lumière soit !

Et pour être un peu plus précis…

Puisse la Lumière de l’Amour illuminer nos vies !…

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Bonheur et plaisir : le juste milieu

Les moines et hermites se coupent des plaisirs de ce monde, sous prétexte que ce n’est pas cela qui apporte le bonheur… Cependant, une telle façon de voir les choses ne semble pourtant pas empêcher les moines ou hermites de répondre à leurs besoins de base, ce qui peut d’ailleurs nous emmener à conclure au moins une chose, soit que même si cela n’avait rien avoir avec le bonheur, il serait quand même justifié, et ce même pour un moine, de répondre à certains besoins, ne serait-ce que de manière à pouvoir continuer à vivre. Car autrement, s’il n’y avait donc que le bonheur qui comptait et que l’atteinte de celui-ci ne pouvait d’aucune façon se voir facilitée par la satisfaction des besoins de base, tout moine ne se verrait-il pas dans l’obligation de carrément cesser de répondre à ses besoins de base de quelque façon que ce soit, ce qui bien sûr le mènerait donc tout droit vers la mort ?

Or, qui peut réellement distinguer ce qui est un besoin de base de ce qui est purement et simplement accessoire ? Et surtout, comment pourrait-on vraiment être en mesure d’établir une telle distinction avec un tant soit peu d’exactitude, si ce n’est en faisant appel à son propre jugement et à sa propre conscience, ou en d’autres termes à sa propre Conscience Divine ? Et cela ne se trouve-t-il pas à prouver qu’il revient donc à chacun, en bout de ligne, de déterminer pour soi-même ce qui, en son sens, s’avère essentiel ou accessoire ?

Ainsi, ne paraît-il pas clair que, ne fut-ce que selon une perspective purement logique, il faille donc conclure que le fait de répondre à ses divers besoins, physiques ou autres, ne s’avère aucunement contradictoire à celui d’entreprendre une démarche spirituelle ? Autrement dit, ne faut-il pas avouer qu’il n’y ait manifestement rien qui permette de considérer comme mutuellement exclusifs les plaisirs simples de la vie et l’état de plénitude sensé se voir entraîné par l’adoption d’une perspective spirituelle ? Alors se pourrait-il que plaisir et bonheur s’avèrent plus inter-reliés qu’autre chose, et donc susceptibles de tous deux se compléter en contribuant chacun à leur façon à générer en nous-mêmes un état de satisfaction globale, notamment dans la mesure où l’on saurait se montrer capable d’atteindre quelque chose comme un équilibre entre les deux, plutôt que de simplement nier l’un en croyant que cela pourrait se faire au profit de l’autre ?

Et au bout du compte, cela ne se trouve-t-il pas à nous ramener à l’essence même de ce que le Bouddha souhaitait vraisemblablement nous partager quand il parlait de la « Voie du Milieu » ?…