Archives Mensuelles: décembre 2011

Pas de maladie sans guérison !

Si l’on admet qu’il peut y avoir des maladies psycho-somatiques, alors pourquoi et comment pourrait-il ne pas y avoir de guérison psycho-somatiques ? Et en fait, le placebo n’en représente-t-il pas la preuve la plus évidente ?

Publicités

Les cinq doigts de la main

Pour celui qui se dit « je suis chrétien », est-il vraiment nécessaire de se couper de tout ce que les autres religions peuvent lui apporter ?

Car après tout, les diverses religions ne se trouvent-elles pas à se compléter mutuellement, au point où il semblerait que l’une ne puisse aller sans l’autre, à la manière des doigts d’une main ?

D’ailleurs, n’est-il pas pour le moins intéressant de constater que c’est justement au nombre de 5, soit celui des doigts de la main, que l’on compte ce que l’on désigne comme les « grandes religions » ?…

Et en ce sens, n’est-il pas guère plus sensé de se couper de l’une d’entre elles que de couper l’un de ses doigts ?

Et surtout, qui voudrait donc se montrer assez insensé pour prétendre qu’il n’y ait qu’un de ses doigts qui soit réellement utile, pour ensuite s’en aller carrément couper les quatre autres ?

Morts-vivants, vampires, et mutants…

Admettons qu’en tant qu’être humain, nous nous trouvons à vivre une expérience qui, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, s’avère tout de même plutôt éprouvante. En effet, quand nous ne sommes pas tout simplement victimes de nos propres « démons » intérieurs, soit bien sûr l’ensemble des désirs, attachements, blocages et attitudes négatives que nous pouvons entretenir, c’est à ceux des autres que nous devons continuellement faire face à travers notre réalité quotidienne, quoi qu’il serait sans doute plus exact de parler là encore de nos propres démons tels que les autres peuvent nous les faire voir en les faisant ressurgir de par leur divers comportements.

Pour exprimer tout cela d’une façon quelque peu plus imagée, disons que c’est un peu comme si l’on vivait sur une planète où l’on se voyait devoir continuellement affronter un démon après l’autre ! Et pour faire référence à une imagerie qui soit peut-être quelque peu plus moderne, cela reviendrait à dire que l’on se trouve à vivre dans un monde peuplé de créatures telles que des morts-vivants, des vampires, et des mutants !

Or, si une chose devrait être vue comme étant carrément vitale pour toute personne évoluant dans un tel univers, n’est-ce pas évidemment de savoir se défendre contre toutes ces attaques que nous pouvons essuyer, et pouvant provenir non pas tant de l’extérieur que de notre propre vie intérieure ? Ne s’avère-t-il donc pas carrément essentiel de développer la force et la résilience pouvant nous permettre de faire face à toute cette adversité ?

En d’autres termes, tout être humain se voyant projeté dans un monde si exigeant sans avoir d’abord appris à maîtriser la force qui est pourtant sensée être la sienne, soit bien sûr celle de l’esprit, ne se trouve-t-il pas de par le fait même à être cruellement handicapé ?

Ne faut-il pas admettre que le fait de se priver au départ de notre potentiel pouvoir de concentration et d’auto-guérison mentale, qui n’attend justement qu’à être développé, représente un luxe que l’on ne puisse tout simplement pas se permettre, surtout sur une planète où une telle faculté ne pourrait pourtant pas s’avérer plus vitale ?

Car après tout, pourquoi commencer à s’handicaper soi-même alors qu’il nous faut confronter un flux pratiquement ininterrompu d’adversaires sur lesquels on peut pourtant très bien compter pour ce qui est de ne pas nous laisser la moindre chance ?

Ainsi, dans la mesure où nous nous trouvons donc à vivre dans un monde où, ne serait-ce que sur le plan intérieur, on doive continuellement faire face à l’assaut de forces que l’on pourrait pratiquement qualifier de « démoniaques », pourquoi ne pas tout simplement nous équiper en conséquence ?

Plaisir et désir, peur et amour

Il y a une différence on ne peut plus fondamentale entre, d’une part,

ressentir un besoin,

exprimer le souhait d’y répondre,

prendre la décision d’y répondre et,

d’autre part, être dans le désir.

En fait, on se trouve alors à parler de deux choses qui non seulement non en elle-mêmes absolument rien à voir l’une envers l’autre, mais représentent en fait les deux réalités de base de l’existence, qui par nature ne pourraient s’avérer plus opposées l’une à l’autre, soit dans le deuxième cas la peur, et dans le premier cas, l’amour.

Dans la vie, on fait ce qu’on peut !

Le mental ne peut tout simplement pas se dresser lui-même…

Alors il fait de son mieux en attendant !

Qu’attendons-nous pour développer notre pouvoir ?

Quel est l’avantage de l’homme sur la bête ?

Les muscles ? Les dents ? Les organes génitaux ?

Ou n’est-il pas clair qu’il s’agit plutôt de l’esprit ?

Alors dans ce cas, comment se fait-il donc que, comme société, l’on ne mette pas tous nos efforts à développer ce don unique ? Et notons bien que je ne parle pas ici d’utiliser celui-ci (notamment à travers l’apprentissage de ceci ou de cela), mais bien de le développer !

N’en fait-on pas pourtant autant avec n’importe quel animal ?

Car depuis la nuit des temps, ne s’applique-t-on pas à développer, à travers ce qu’on appelle la sélection artificielle, les forces particulières de telle ou telle sorte d’animal, et en venir ainsi à pratiquement créer de nouvelles races faites sur mesure pour répondre à nos propres besoins ?

Or, ne serait-il pas sensé être tout autrement plus simple et direct de développer une chose telle que l’esprit humain, dans la mesure où celui-ci ne demande justement qu’à être entraîné ?…

Et le fait que la société puisse donc errer d’une manière aussi fondamentale ne représente-t-il pas en lui-même la meilleure preuve d’un être humain qui n’est tout simplement pas capable de penser plus loin que le bout de son nez ?

En d’autres termes, cela ne représente-t-il donc pas la meilleure preuve d’un être humain qui n’a donc justement pas su apprendre à utiliser la force qui est pourtant sensée être la sienne, à savoir bien sûr celle de penser ?

Alors saurons-nous jamais faire mieux que de perpétuer indéfiniment un cercle vicieux de limitation de notre pouvoir fondamental, soit celui de la pensée, en continuant de par notre propre pensée limitée à limiter le développement des nouvelles générations qui représentent pourtant rien de moins que l’humanité de demain ?

Prioriser le contenant ou le contenu ?

Il en est de celui qui ne daigne pas regarder à l’intérieur de lui-même et ne se soucie que de ce qu’il projette extérieurement comme d’un marchand de riz qui ne mettrait toute son attention sur les sacs dans lesquels il distribue celui-ci, et qu’il prendrait donc bien soin d’ornementer de toutes les façons possibles, tout en omettant de veiller à ce que ses sacs soient bel et bien remplis de riz, au point où il en viendrait même à ne plus vendre que des sacs remplis de sable.

Pendant un certain temps, il pourrait donc se féliciter de vendre davantage que ses concurrents, jusqu’au moment où il devra réaliser qu’étrangement, plus personne ne vient acheter de ses prétendus sacs de riz, tous ayant finalement compris que son commerce n’était en fait qu’une escroquerie.

Le comble du ridicule serait alors de voir un tel marchand s’interroger réellement sur son sort, en se posant des questions telles que : « Pourquoi est-ce que ça ne marche pas, mes affaires ? » Or, à cela la réponse ne serait-elle pas sensée paraître évidente, justement ?

Ainsi, pourquoi diable devrions-nous, en ce sens, porter notre attention sur quoi que ce soit d’autre que sur notre vie intérieure, et de faire quoi que ce soit d’autre que de veiller à rendre celle-ci toujours plus saine et purifiée ?

Et si le soin de l’intérieur ne devrait d’aucune façon empêcher que l’on soigne aussi l’extérieur, pourquoi ne pas simplement suivre l’ordre naturel des priorités, et donc simplement veiller à faire en sorte qu’avant de se préoccuper du contenant, on ait d’abord assuré la qualité du contenu ?

Car comme le disait si bien Jésus-Christ, pourquoi ne pas d’abord purifier « le dedans de la coupe », plutôt que de ne se borner qu’à en polir l’extérieur ?

Régler les problèmes là où ils sont

Peut-on vraiment croire que la solution à tous nos problèmes puisse s’avérer purement politique ? Qu’elle n’implique en d’autre termes que le plan matériel ? Et dans ce cas, comment peut-on croire qu’une société dont les membres sont aussi souffrants et déséquilibrés puisse en venir un jour à régler ses problèmes par elle-même, sans que chacun de ces membres ait d’abord pu régler ne serait-ce qu’une certaine partie de ses propres problèmes ?

Or, si ceux-ci pouvaient réellement faire face à leurs problèmes à ce niveau, ne l’auraient-ils pas déjà fait depuis longtemps ? Ainsi, s’il est une aide dont le monde ait réellement besoin, n’est-ce pas surtout de celle qui puisse permettre à chacun de régler ses problèmes sur le plan personnel, et donc sur le plan intérieur ?

En d’autres termes, n’est-il pas pourtant évident de considérer que tout ce qui compte, dans la vie, c’est ce qu’il y a à l’intérieur ?

Et s’il est vraiment quelque chose qui doive être fait pour la société, ne serait-ce pas surtout de commencer par soulager la misère intérieure de chacun de ses membres individuels ?

Et si, avant de chercher à sauver le monde, nous commencions donc par tenter de tout simplement résoudre nos propres problèmes, une fois pour toutes ?

Alors plutôt que de ne voir les problèmes qu’à l’extérieur de soi, pourquoi ne pas d’abord commencer par se regarder un peu soi-même ?